Bonjour Delphine,

D’où viens-tu ?
J’habite à Chatou depuis quelques décennies. J’y suis arrivée adolescente, j’en suis partie pour le Japon, l’Est de la France et la Grande-Bretagne. Je suis même passée par le Vésinet mais il fait bon vivre sur les bords de Seine.

Quel est ton métier ?
Je travaille dans le BTP de Grands Projets où je gère la documentation technique, travaillant actuellement sur un projet de raccordement d’éoliennes en mer au réseau électrique terrestre.

A quand remonte ton engagement au sein de FPDD ?
C’est un engagement ancien, qui date de 2004. Nous n’étions pas très nombreux à l’époque, l’association fêtait son année d’existence et c’était pour moi un vrai bonheur de trouver localement une association impliquée dans le Développement Durable et la défense de l’Environnement. Je désirais depuis quelques années déjà m’impliquer dans une meilleure compréhension de l’impact des activités humaines sur notre planète, le climat et notre place dans la nature. J’avais conscience des dégâts créés par notre société, sans vraiment saisir comment intervenir pour changer quoi que ce soit à cet état de fait. J’entendais les alertes du GIEC, j’essayais de comprendre les implications des rapports publiés, je lisais beaucoup, assistais à de nombreuses conférences et « happenings » sur le sujet, mais je ressentais le besoin de m’impliquer vraiment dans des actions concrètes qui permettraient de faire bouger les lignes.

En quoi consistent tes activités à FPDD ?
En 22 ans, j’ai participé à de très nombreuses actions de l’association mais depuis quelques années je suis principalement impliquée dans deux domaines : la programmation du Festival du film de l’environnement, que j’ai rejoint en 2019 et le groupe Ornithologique.

Le groupe ornithologique, c’est l’observation des oiseaux qui passent et ceux qui restent ici plus ou moins longtemps. Chaque mois, nous nous réunissons un dimanche matin à Montesson d’abord au niveau de la zone humide, puis au parc départemental. Beaucoup d’espèces d’oiseaux étant migratrices, nos observations sont toujours différentes, même si nous avons des rendez-vous assez immuables avec certaines espèces locales, comme les faucons crécerelles.

Depuis 2019 j’ai vu le Festival évoluer d’une manière fantastique, avec une super équipe qui s’est étoffée pour aller de plus en plus loin. Nous avons commencé avec 5 films et une conférence, maintenant pour la 8ᵉ édition nous avons proposé une sélection de 14 films, dont certains pour les très jeunes enfants, une conférence, un spectacle et innovation de cette année, une exposition sur les lanceurs d’alerte. Je fais partie du Comité de sélection et participe à la programmation des films, un long travail puisque étalé sur plusieurs mois pour visionner entre 20 et 30 films et documentaires pour en sélectionner moins d’une quinzaine. Nous commençons assez rapidement après la fin d’une édition, notre sélection devant être prête plusieurs mois avant le jour J. Après il nous faut trouver les intervenants et préparer la communication, tout en organisant les autres actions. Nous essayons d’innover à chaque édition, d’être plus exigeants à chaque fois. Cette année la salle quasi pleine lors de la conférence, l’accueil chaleureux du public aux films proposés et au concert végétal m’a boostée pour le reste de l’année. Plus de 1600 spectateurs qui nous ont suivis, c’est vraiment enthousiasmant et me fait sentir pleinement au cœur de ce qui a motivé mon engagement.

Qu’est-ce qui motive ton engagement ?
Depuis longtemps je suis atterrée par la destruction de notre monde que notre société provoque si inconsciemment. J’essaye de réduire mon impact en agissant à mon niveau, parce que je pense que nous sommes plus forts et plus efficaces en étant nombreux, tout en ayant conscience que bien des décisions doivent être prises à des niveaux nationaux et internationaux, nous pouvons les influencer au niveau local en accompagnant les autres humains pour qu’ils agissent également au quotidien.

FPDD m’a offert cette possibilité, en m’impliquant dans diverses activités qui ont évolué au fur et à mesure que le temps a passé. Je me suis occupée de la réduction des déchets, de la mise en place de compostage, de l’animation des ateliers Giga la Vie, aidé au Repair Café de Croissy au début et maintenant le Festival et les sorties ornithologiques dont j’ai déjà parlé.

Quel message d’encouragement souhaites-tu transmettre aux lecteurs et lectrices ?
Je reprendrai à mon compte un de nos slogans qui dit qu’agir rend heureux. Pour moi agir donne des ailes, permet de trouver de l’énergie pour avancer dans notre monde chaotique. Pour reprendre ce qu’a pu nous dire Olivier Hamant lors de la conférence du dernier Festival, nous devenons plus robustes en nous impliquant ensemble, à notre niveau, pour la sauvegarde d’un environnement vivable pour tous et surtout pour préserver cette planète si belle et nos co-habitants du monde, humains ou non.

Des ressources que tu nous conseillerais ?
Il y en a tellement qu’il est difficile de faire un choix. Actuellement je lis un livre très intéressant “Le chant perdu des baleines – Quand la pollution sonore étouffe les voix de l’Océan” de Laurence Paoli  et il y a quelques mois je me suis plongée, sans mauvais jeu de mot, dans un livre de François Sarano sur les cachalots, Le Retour de Moby Dick.

J’aime aussi beaucoup les films de Vincent Munier que je trouve très poétiques, ses photos de nature me font voyager dans une forme de voyage immobile très économique en gaz à effet de serre, dirais-je.

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